Construisez la mémoire de notre université

 

A l’occasion de cette année célébrant le tableau de Mendeleïev, la Diagonale Paris-Saclay a organisé un jeu-concours invitant les personnels à exhumer de vieux posters, des instruments ou autres objets anciens liés aux éléments chimiques. Ce jeu permettra un repérage d’objets et surtout de modifier son regard sur ce qui fait « patrimoine ».

Des trésors !!

Deux prix d’une valeur de 500 euros ont été décernés, l’un pour le plus ancien et l’autre pour le plus inattendu.

Le plus ancien objet date de 1828, c’est un ouvrage repéré par les documentalistes Marina Pavlidès, et Alain Bône de la Bibliothèque EGER de l’INRA Grignon : Traité de chimie appliquée aux arts, premier tome, Grignon, de M. Dumas.

Le plus inattendu des objets est «une mémoire qui était appelé à l’époque « de masse » et qui servait à stocker les résultats de codage pour le premier ordinateur IBM. Cet objet illustre d’une part l’évolution vertigineuse des moyens offerts par la micro-électronique (400g pour 64 octets, alors qu’aujourd’hui une clé USB d’1g stocke des gigaoctets). D’autre part les outils de cette course compléter le tableau de Mendeleiev au-delà des atomes naturels et plus lourds à l’aide du cyclotron variable CEV de l IPN (CNRS, Université Paris-Sud). Il a été mis en valeur par Robert Sellem qui appartient au LIMAT du CNRS.

Les deux prix seront utilisés dans les laboratoires pour une mission patrimoniale. L’ensemble des objets présentés sera exposé sur une plate-forme numérique, accessible à partir des Journées européennes du patrimoine 2019.

D’autres propositions fabuleuses ont émergées comme un recueil de manipulations de chimie et métallurgie de 1931 de l’ENS Paris-Saclay, l’anneau de collision ACO, les œuvres du street-artiste C215 autour du tableau périodique…

Et combien d’autres trésors auraient pu raconter comme une histoire de la chimie d’hier et d’aujourd’hui ?